La régulation d’Internet en Chine a récemment jeté son dévolu sur l’application sociale populaire Xiaohongshu, connue pour son orientation vers des contenus apolitiques tels que le style de vie, le voyage et la beauté. Le régulateur a ordonné des sanctions strictes contre ses dirigeants, après avoir dénoncé la présence de publications jugées triviales et négatives, ainsi qu’une mauvaise gestion de son système de recherche des tendances. Cette décision suscite des réactions mitigées parmi les utilisateurs qui célèbrent une initiative visant à réduire le commérage sur les célébrités, tout en critiquant le déséquilibre dans le ciblage des plateformes sociales en Chine.
Récemment, la Chine a pris des mesures strictes à l’encontre de l’application de médias sociaux Xiaohongshu, connu sous le nom de « Little Red Book ». Cette décision fait suite à des préoccupations concernant la gestion de son contenu en ligne, jugé inapproprié par les régulateurs. La plate-forme est critiquée pour de nombreuses publications banales et négatives qui peuplent les listes de tendances, mettant ainsi en péril l’intégrité de l’espace numérique.
Contexte de la décision réglementaire
Le régulateur internet de la Chine a annoncé jeudi des sanctions à l’encontre des dirigeants de Xiaohongshu, signalant une attention accrue sur la nécessité de maintenir un contenu en ligne responsable. Ce rappel à l’ordre met l’accent sur la volonté des autorités de garantir un cyberspace clair, propre et sain, conforme aux intérêts de l’ensemble de la population. Les critiques adressées à Xiaohongshu touchent à la présence de posts sur les célébrités et d’autres sujets jugés triviaux.
La nature du contenu problématique
Xiaohongshu, contrairement à d’autres plateformes comme Douyin et Weibo, privilégie un contenu apolitique axé sur le lifestyle, le voyage, la beauté et la gastronomie. Toutefois, ces dernières semaines, le régulateur a observé une prolifération de contenus qualifiés de négatifs qui nuisent à l’expérience des utilisateurs. Les publications controversées, qui incluent des discussions sur des thèmes tels que la communauté LGBTQ ou les choix de vie des femmes, soulèvent des inquiétudes en raison de leur potentiel à générer des débats sensibles en Chine.
La réaction de Xiaohongshu
Face à cette situation, Xiaohongshu a confirmé avoir été convoqué et pénalisé pour une mauvaise gestion de ses recherches tendance. Dans un communiqué officiel sur la plateforme, l’équipe a exprimé sa volonté de « profoundly learn lessons » et d’accepter les retours de ses utilisateurs. De plus, elle a mis en place un groupe de travail spécial afin d’améliorer la gouvernance de ses recherches tendance et d’assurer une meilleure surveillance du contenu partagé.
Réactions des utilisateurs et kwestie de la régulation
Dès l’annonce de la sanction, de nombreux utilisateurs de Xiaohongshu ont pris à la fois le parti de la plateforme en approuvant son désir de se séparer des rumeurs sur les célébrités, tout en critiquant que d’autres plateformes, telles que Weibo, ne subissent pas un examen aussi approfondi. Un utilisateur a même exprimé que si Xiaohongshu était sanctionné sur cette base, Weibo devait faire face à des conséquences similaires. Cette diversité d’opinions met en évidence la perception des régulations en ligne dans le contexte chinois.
Un espace de création et de commerce
Lancée à Shanghai en 2013, Xiaohongshu a réussi à attirer des millions d’utilisateurs actifs par mois. Sa page « Explore » fonctionne d’une manière similaire à celle de TikTok, en suggérant du contenu basé sur les intérêts des utilisateurs. En plus d’être une plateforme d’influence, où des créateurs recommandent des produits sponsorisés, Xiaohongshu se veut également un marché en ligne. Les utilisateurs peuvent acheter directement des vêtements, du maquillage et des accessoires, ce qui en fait un espace de commerce électronique dynamique.
Conclusion sur l’évolution de la régulation des médias sociaux en Chine
Avec les récentes tensions autour de Xiaohongshu, il est clair que la régulation des contenus en ligne en Chine est en pleine évolution. Ce cas souligne la vulnérabilité de certaines plateformes face à une surveillance croissante et illustre les disparités qui existent entre les différentes applications de médias sociaux. À mesure que ces discussions se poursuivent, d’autres pays, tels que ceux de l’Union Européenne, doivent également naviguer dans des problématiques similaires concernant la régulation et la protection de leurs utilisateurs en ligne.
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